Derrière l'immense hall d'entrée s'ouvre une grande porte à deux battants sur le salon familial du château. Dans un coin à votre droite se trouve un piano à queue couvert de poussière de part en part. A votre gauche, un long canapé offre de la place pour au moins cinq personnes. Devant lui, dos à la porte, un vieux fauteuil semble prèt à accueillir le maître de maison. De plus petits fauteuils sont éparpillés un peu partout dans la pièce. Mais il n'y a ni lumière électrique, ni aucun appareil semblant faire référence à l'époque dans laquelle vous vivez, aucun appareil électronique, aucune télévision, ni même une petite radio. A la place, un réel escadron de petits et plus grands chandeliers empli l'espace d'une lumière douce, chaude et pourtant quasi terrifiante, étrange et mystérieuse, troublante à souhaits.
D'un coup, le fauteuil commence à tremble, à craquer, un bruit de toile en cuir que l'on écrase, que l'on étire. Quelqu'un s'y lève.
Le jeune homme s'approche de vous. Ses cheveux noirs cachent les yeux tout aussi foncés qui vous fixent dans la lueur sombre du salon. Sa chemise blanche sur son pantalon de costume gris pourraient indiquer qu'il revient d'une éprouvante journée au travail. Mais son aire désolé vous invite rapidement à changer de sujet d'intérêt.
"Vous voilà donc" dit-il et il vous scrute de bas en haut, "La vieille est vraiment inchangeable. Toujours les mêmes conneries. Un meurtre, à ce qu'il paraît ? Vous la croyez ?" Il n'attend pas de réponse. Il pose son journal et s'en va vers la grande porte du salon, se retourne une dernière fois, lève les yeux en signe d'incrédulité. Vous vous retrouvez seul(e) dans la pièce ténébreuse d'un château qui l'est tout autant.